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13. Hidden Song

Wednesday, April 26, 2023


Sous l'écharpe
Boire d'un doigt
Salé
Corps déborde
Vagues de vin
Sacré
Coupe d'écharde
Passage calme 
Ancré
Voie ferrée
Dans la gorge
Gronder
Sève qui coule
Voile le tronc
Brulé
Terre sans fin
Route sans nom
Nouées




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April 26, 2023

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Les yeux sans visage

Wednesday, February 01, 2023


Faiblesse de nos fenêtres
Des poursuites et des laissez-passer 
Perte de temps et de feu
Qui retarde les offrandes
D'une marionnette impitoyable
Le silence de Février retombe
Bandé et plastifiable
Le rêve persiste
Mine de rien
Au mur monté
Les mains rampent
Comme une fissure glacée
Lever les bras et redessiner
Le soutien-gorge de moyens
Lever les bras et redessiner
La traversée des nuages
Les mots rampent
Comme une fissure glacée


HSP's Rack Picture, John Frederick Peto



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February 01, 2023

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Bruits de bouches

Friday, August 19, 2022


Recueil de poésie 



Ce petit ouvrage de 8 pages, intitulé Bruits de Bouches,  est mon premier recueil de poèmes et de pièces en prose en français, écrits entre 2020 et 2022. Quarante exemplaires ont été imprimés et vous pouvez vous en procurer un ici : 
 

 (ouvrira une page sur paypal) 
 
 

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August 19, 2022

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La Saga

Sunday, April 24, 2022


Tout est temporaire. Ce sentiment, cette pluie, ce charme, cette langue, ce pont, cette connaissance, ce nom... tous temporaires. On enregistre les dates et les visages, mais le temps jongle avec nos repères. Vaut mieux mettre de l'argent sur une valeur sûre : le doute. Cette beauté mystérieuse que nous devinons dans les reflets... Cette vieille compagne nous pose des questions et nous offre des histoires. Mais c'est tout ce qu'elle peut faire. Alors on répond et on fait un pas, un saut ou une croix. Rien n'est perdu. 

 



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April 24, 2022

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De sansonnet

Sunday, January 17, 2021


Calvaire, mon cher
Calvaire qui me serre

Écriture obstinée
Description d’éraflures
Cris de freins déchirant l’oreille
Frictions qui allument le corps désolé
Mollesse humaine, la bouche accablée de braise

Calvaire, mon cher
Le mot gisant

Séduisant silence qui tue le franc frisson
Gémissement gracieux d’une ouverture ou deux
Au sein des certitudes, une douce humilité
Prendre sa peur tel un prisonnier

Calvaire, mon cher
Le mot gisant
Calvaire, mon cher
Mourir seul parmi la foule

Se donner sans te résister
Dormir sur la vague jusqu’en février
Offrir la nuit pour obliger le jour
Voir venir l’orage...
Exploser l’émoi qui rend sourd

Voir venir l’orage et refuser toutes ses brises
Avaler le déluge la gueule fermée
La goutte qui fait sombrer l’amant lunaire
Lui qui boit de la main de la noyée

Calvaire, mon cher
Le mot gisant
Calvaire, mon cher
Mourir seul parmi la foule

Calme mon sang mercenaire, libère le cœur
Armé d’amertume
Calvaire, mon cher
Calvaire.

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January 17, 2021

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Déambulants à travers les coussins mous

Sunday, April 19, 2020


Depuis quelques semaines, les plans n'existent plus. Rien, on dirait.

On les a remplacés par des tasses d'espoirs. On se donne des missions dans les potagers dans la cour des haies hantées. Des êtres étranges se glissent entre nos doigts. Rien, on dirait. Nos pieds et des mains dans les sentiers ouroboros de notre salon, déambulants à travers les coussins mous de notre royaume.

Nous sommes seuls, chacun chez soi, autour d'une pandémie, à plonger, à ignorer, à se révolter contre nos monstres. Rien, on dirait. Je ne sais pas par où me traîner pour ne pas mettre le pied sur une de ces mines qui me fera faire un tour à la Oz.

Qui sera l’auteur du prochain revirement? Le chien? L’épouvantail? Le miroir ou l’écran d’argent? Nous sommes au centre de l’action. Nous sommes le héro. Nous choisissons notre propre aventure, qui, en réalité, semble être un peu trop minimaliste. Rien, on dirait. Une danse sans voiles, stroboscopes, verres fumés et refrains.

Ce silence, fécondé par cette lenteur, nous ramène sur nous-mêmes, par des mouvements que nous avons peut-être oubliés.

Mais il y a le vent qui passe par les branches, les fenêtres et sous la porte. Comme un Casper. Nos liens se révèlent comme des bouées. Ou des lignes jaunes réfléchissantes, si vous avez peur de l’eau…Quelle mission! C’est tout.

Lumière, mon cher.

Pendant cette sentence dans le parking de la chimère sociale, cherchons les petites joies cachées dans les boîtes de céréales. Ou dans les pistes de vieilles cassettes.


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April 19, 2020

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Arc-en-Ciel d'organes essentiels

Wednesday, March 25, 2020



Je ne sais par où commencer.

Les tasses sur la table cernée?
La vaisselle noyée,
Depuis des jours,
Dans une eau troublée?
Les restants de céleri ou
Les œufs cassés?

Le sac, le manteau et les bottes,
Peut-être infectés,
À la porte
Délaissés?

De vêtements, un monstre grandissant
Dans la chambre à coucher?
Un lit malcommode
Avec oreillers accidentés?

Des chaussettes, frères et sœurs
Éparpillées sur un plancher
De cheveux perdus et
De nuages détournés
Chargés de poussière cumulée?

Les linges alignés déshydratés
Leur parfum de pureté évaporé?

Ou bien ce fragile silence d’un immense nid,
Laissant entrer le bruit des wagons qui ne cessent de passer
Sans sympathie?

Derrière une fortification foulardé
Je regarde le chat
Un long poil reposant sur son nez.




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March 25, 2020

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Vesta Vesta Vesta

Sunday, February 16, 2020


Tu hésites
Là, autour des braises
Ici, entre mes bras

JE VAIS TE FAIRE L'HYPOTÉNUSE!

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February 16, 2020

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Poétesse ?

Saturday, November 30, 2019


D'un côté, il y a le Jésus de néon
De l'autre, le rat rapide et gras

Je marche tout droit
Vers l'envers du sort
Entre les maintenant
Et les tout de suite
Vers ta main encrivore

Prépare-toi



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November 30, 2019

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Like a virgin

Tuesday, June 25, 2013


Hymn 21, 2013 by Chad Wys

« Les imbéciles ne pensent qu’à partager leurs merveilles avec la multitude, ce qui est le plus sûr moyen de perdre son butin, et surtout de le voir se muer en une chose vulgaire. » 
Mercure
Amélie Nothomb

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June 25, 2013

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Le poteau

Tuesday, November 20, 2012


C'est triste quand les soleils deviennent des pierres.

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November 20, 2012

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La Corneille

Thursday, September 13, 2012



Corneille, ma noire
corneille qui me saoules
opaque et envoûtante
venue pour posséder ta saison et ta descendance

Déjà l’été goûte un soleil de mûres
déjà tu conjoins en ton vol la terre et l’espace
au plus bas de l’air de même qu’en sa hauteur
et dans le profond des champs et des clôtures
s’éveille dans ton appel l’intimité prochaine
du grand corps brûlant de juillet

Corneille, ma noire
parmi l’avril friselis

Avec l’alcool des chaleurs nouvelles
la peau s’écarquille et tu me rends
bric-à-brac sur mon aire sauvage et fou braque
dans tous les coins et recoins de moi-même
j’ai mille animaux et plantes par la tête
mon sang dans l’air remue comme une haleine

Corneille, ma noire
jusqu’en ma moelle

Tu me fais prendre la femme que j’aime
du même trébuchant et même
tragique croassement rauque et souverain
dans l’immémoriale et la réciproque
secousse des corps

Corneille, ma noire

Gaston Miron


This inspired the latest bloc of words I pieced together last week. You can hear a wonderful version of this poem by Michel Faubert here. The music takes it to another level...


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September 13, 2012

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Frappe frappe frappe... ding!

Monday, June 13, 2011


Le son de la machine. La vélocité des bras métaliques, sortant de leurs cercueils pour se heurter contre une feuille qui n'attends que ça. Elle est bien étendue, en attente de ses coups pour se faire marquer comme une fesse de bête qui est désormais pièce d'inventaire.

Écrire de cette façon demande patience et mains fortes. L'ampleur de la machine demande tout ton attention. Tu ne pourras trahir son importance depuis le trône de solitude, en pissant les bières de la fabrique à inspiration. Tu y penseras quatre fois avant d'écrire une connerie, sinon, c'est toute une autre histoire qui s'étendra devant toi, avec des personnages armés jusqu'aux dents de blanc.

Ce n'est pas facile la vie sans touche Retour Arrière. Sans Supprimer.



(À suivre...)


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June 13, 2011

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La Possibilité d'une île

Sunday, August 22, 2010


Fundamentally I could have certainly formulated some objections, for example the fact that nonpossessive love only seemed conceivable if you yourself lived in an atmosphere saturated with delights, from which all fear was absent, particularly fear of abandonment and death, and that it implied at the very least, and among other things, eternity; in short the conditions for it were not reality.

Michel Houellebecq : The Possibility Of An Island : Daniel1, 14


And however ugly, perverse, deformed or stupid this human being might be
The dog loves him, the dog loves him


Iggy Pop : Préliminaires : A Machine for Loving

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August 22, 2010

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Saturday, May 29, 2010


Allô ! sacrement.

C’est long.
Un tunnel de fille.
Pense-y. Ça prend du temps.

Pense loin.
Je ne cherche pas.
C’est le mal vu qui se montre à moi.

Le silence.
Pourquoi pas ?
Mais l’écriture de la faute se fait sans dire un mot.

Je veux écrire Simon Charles.
Mais j’attends.
Je ris.
Elle n’a pas vu l’erreur que tu est.

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May 29, 2010



Catherine

Friday, March 19, 2010


C'est cool lorsque les gens participent, car facebull c'est à la base un jeu de société et si les joueurs restent muets l'excercice devient inutile.

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March 19, 2010

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L’amour est un animal obscène

Monday, August 25, 2008



L’amour
est un animal obscène
que nous attachons au poteau
au moment de la récolte.



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August 25, 2008



La mort de Fred Chichin

Wednesday, November 28, 2007


Christine Albanel a salué la mémoire de l’aryiste, en soulignant qu’ «avec lui les mots de diversités et de variétés prenaient tout leur sens». «Il était réellement ouvert à toutes les influences musicales, à toutes les cultures, toutes les traditions» et «savait merveilleusement les faire dialoguer pour les adapter au mieux à la fantaisie, à l’humour, au non-conformisme des Rita Mitsouko» a ajouté la ministre de la Culture.
- Le Figaro

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November 28, 2007



Juste un rire

Wednesday, November 14, 2007


Entendu via la luminosité d'un courrier électronique:

J'ai pensé me joindre aux Nostalgiques Anonymes. Mais c'est pu ce que c'était.


- Un Fred parmi les Freds Anonymes

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November 14, 2007



Manifestation

Monday, October 29, 2007


Brice, tu avais tort de dire à Nana cette chose horrible.

Si tu avais fermé les yeux, si tu avais oublié le son de ta voix et de la vaisselle autour, c’est le visage de Nana qui aurait pu se libérer de tes nuages de mots. Ensuite, peut-être son dos nu ou l’espace noir de ses yeux. C’est le désir qui fait avancer les choses… Le désir et l’imagination ne sont pas entièrement fait de mots. Chaque homme cherche à être la preuve de son désir. Sinon, il cherche un désir qui le marquera ?




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October 29, 2007



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